Le jeudi 24 juillet 2008, la 18e étape du Tour de France fera son arrivée à Saint-Étienne, ville où le Musée d'Art et d'Industrie présente actuellement, outre son exceptionnelle collection permanente de vélos et de cycles, l'exposition « Le Vélocipède, Objet de Modernité », retraçant ainsi la longue histoire du deux-roues, qui se poursuit encore aujourd'hui.
Cette grande exposition consacrée au vélocipède, invention française qui connut un exceptionnel engouement à partir des années 1860, réunit une trentaine de vélocipèdes venus de toute l’Europe, témoignant autant des progrès techniques réalisés, que d’un phénomène de mode révélateur de l’art de vivre au Second Empire.
Vers 1861, le Français Pierre Michaux a l’idée d’adapter des pédales à la roue avant d’une draisienne, véhicule à deux roues actionné par les pieds du conducteur sur le sol. Cette ingéniosité fait vraisemblablement de lui l’inventeur du vélocipède. D’abord balbutiant, l’engouement pour ce nouveau moyen de locomotion atteint son paroxysme en 1869. Les jeunes gens apprécient sa fantaisie et son non-conformisme.
Dans cette exposition, le public peut découvrir une trentaine de vélocipèdes exceptionnels issus de collections privées et publiques de France, Grande-Bretagne et Pays-Bas, offrant un échantillon représentatif des modèles conçus par les principaux fabricants. Parmi ces vélocipèdes, figurent des pièces uniques, modèles de luxe ou prototypes.
Autour de ces pièces d’exception, gravures, photographies, affiches, documents publicitaires permettent au visiteur de s’immerger dans le Second Empire et de prendre la mesure de l’enthousiasme que l’invention du vélocipède a suscité alors.
LA PREMIÈRE COLLECTION PUBLIQUE DE CYCLES EN FRANCE
En 1886, la première bicyclette française est fabriquée à Saint-Étienne, acte fondateur d’une industrie qui connaîtra une renommée internationale grâce notamment aux produits de Manufrance. À travers ses collections, le musée rend compte de l’évolution historique et technique de ce moyen de locomotion. La collection de cycles du musée d'Art et d'Industrie a été formée principalement après la seconde guerre mondiale, grâce aux dons de la Chambre Syndicale du Cycle de Saint-Étienne, de la Manufacture Française d'Armes et de Cycles (Manufrance) et des acquisitions effectuées par Maurice Allemand, ancien conservateur du musée, afin de créer un musée National du cycle, ratifiant les succès stéphanois de cette industrie. Le musée présente ainsi les spécimens des fabrications de Saint-Étienne qui ont fait sa renommée : Panel, Vélocio, Cycles Mercier, Ravat, Automoto, Manufrance...
Les ancêtres du cycle sont présents au travers de spécimens de grande valeur et parfois très rares : Le "tas de ferraille" de Vélocio, la draisienne, le monocycle de Brescia fin XVIIIe siècle, le vélocipède Michaux 1867, le vélocipède Michaux 1869 (seul modèle du type connu avec un bandage en caoutchouc), la machine à courir la Valère 1897, le monocycle Mercier, le bichaîne de Vélocio, le vélo des frères Gauthier, ou les prototypes à double pédalage de CLOAREC.
MUSEE D’ART ET D’INDUSTRIE DE SAINT-ETIENNE
EXPOSITION DU 12 JUIN AU 13 OCTOBRE 2008












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